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"Lequel d'entre vous peut jeter la pierre à Cahuzac ? Racailles ! Claude Guéant, Racailles ! Balkany, Racailles ! Jean-François Copé, Racailles !" Dans son nouveau titre, "Racailles", de l'album "Mouhammad Alix" qui sortira au mois de septembre, le rappeur Kery James s'en prend directement aux politiques français, et signe l'hymne d'une banlieue insoumise éloignée des élites représentatives.
Après des années de dépression et d’alcool, le chanteur revient en pleine forme et sort Toujours debout. Un album chargé d’humanité et de poésie où il évoque le temps qui passe, l’enfance, la manif de janvier 2015 pour Charlie, les paparazzis… avant de partir en tournée en octobre.
Ça fait plaisir de vous retrouver après toutes ces années d’absence où on s’inquiétait pour votre santé. Comment vous sentez-vous ?
Renaud : Des années d’absence, d’errance, des années à me perdre dans des vapeurs éthyliques. J’ai paumé dix ans de ma vie. Aujourd’hui, je me sens super bien. Je dors cinq heures par nuit, je me réveille en pleine forme à 7 heures du matin. J’ai retrouvé une pêche d’enfer suite à l’arrêt définitif de l’alcool depuis six mois et demi. Je me sens renaître. Physiquement, j’ai rajeuni de quinze ans, dans mon corps ça se sent, sur mon visage ça se voit.}}}
Le chanteur italien est mort le mercredi 30 mars d’un cancer, à l’âge de 57 ans.
Au milieu des années quatre-vingt-dix, la France avait découvert sa voix chaude et légèrement rauque avec l’album « Montgolfières », produit par la française Nicole Courtois-Higelin, une rencontre décisive. Chef de gare devenu chanteur, Gianmaria Testa a d’abord été reconnu en France, notamment grâce à ses concerts. Après deux ans de carrière, il se produit dans la mythique salle de l’Olympia, ce qui lui vaut enfin la reconnaissance dans son propre pays.
L’artiste émeut par son interprétation sensible et le message d’amour qui émane de ses chansons.
Photo : Danny Willems
La chanteuse malienne actuellement en tournée revient avec Né So. Un disque où elle parle de son pays, des réfugiés et des populations déracinées.
On appartient à l’endroit où l’on plante ses rêves. Dans Né So, Rokia Traoré renoue avec son Afrique natale et rend hommage aux populations déracinées : « En 2014, encore 5,5 millions de personnes ont fui leur maison / forcées de se réfugier dans des villes, des pays, loin de chez elles », chante-t-elle. Une fois encore, la chanteuse malienne émeut par son interprétation sensible et le message d’amour qui émane de ses chansons depuis ses débuts. Une philosophie emplie du désir de partage de la culture de l’autre qui traverse son univers depuis la sortie de son premier album, Mouneïssa, en 1998.
« Dès mes débuts de rappeur, c’est l’injustice qui m’a poussé à écrire », confie Kool Shen.
L’ancien rappeur de NTM sort d’un long silence discographique, avec le convaincant Sur le fil du rasoir. Son verbe, éminemment politique, cultive aussi la tendresse et la mélancolie.
Sept ans après son disque Crise de conscience, Kool Shen, occupé par d’autres activités, revient en force avec un troisième disque à son nom, Sur le fil du rasoir. Sa plume, toujours aussi acérée, pique sans complaisance dans la plaie béante des injustices sociales. Mélancolique, parfois : « Je me suis assis au pied de mon âme pour faire le bilan / Les traîtres ayant tenté de scier mon arbre / Je ne sais pas si j’ai eu vraiment le choix des armes / Mais je laisse le silence te répondre / Le poids des larmes t’étouffer », énonce-t-il dans Au pied de mon âme. Si Kool Shen convie à plus de légèreté dans Sais-tu danser (avec Soprano, de Psy4 de la Rime), il n’oublie pas de glisser des messages au creux de l’hémistiche (« On danse malgré le vent malgré la grêle »). Avec une vigueur préservée, son hip-hop tisonne les braises de la conscience.
Natacha Atlas, née à Schaerbeek, Bruxelles le 20 mars 1964, est une chanteuse belge d'origine anglo-égyptienne.
Biographie
Natacha Atlas est la fille d'un médecin égyptien et d'une costumière anglaise. Elle a grandi dans la banlieue "marocaine" de Bruxelles1. Après le divorce de ses parents, elle suit sa mère en Grande Bretagne2.
Natacha Atlas s'est fixé pour mission de rapprocher l'Orient et l'Occident sur le plan musical, en mêlant les musiques et les chants orientaux, classiques ou de variété, la chanson française, la pop et le rap. Cet éclectisme stylistique lui vaut d'être classée par l'industrie phonographique dans la catégorie des interprètes de « musiques du monde ».
Elle obtient ses premiers succès en tant que chanteuse de Transglobal Underground à partir de 1993 et sur l'album Rising above Bedlam (1991) de Jah Wobble. Dans les pays francophones, elle reçoit un solide soutien de la diaspora maghrébine à la recherche d'une musique à son image et plus largement d'un public occidental amoureux de sa musique métissée.
Forte de ce public, elle recevra en France une victoire de la musique pour son interprétation novatrice et l'orchestration orientalisée de la chanson Mon amie la rose (1999) de Cécile Caulier interprétée en 1964 par Françoise Hardy. Natacha Atlas interprètera à la télévision ce même titre en duo avec Francis Cabrel.
En 2006 elle se convertit à l’islam. En 2015, elle est toujours attirée par l’ésotérisme du soufisme, mais dit préférer la méditation à la prière : « Je regrette la vision du monde très manichéenne portée par une partie des musulmans. Les religions sont responsables de la plupart des grands conflits… Il faut rester ouvert à d’autres formes de spiritualité3. »
En quelques heures, le nouveau clip de Beyoncé «Formation (Dirty)» dépasse les 5 millions de vues.C'est l'une des chansons les plus engagées de la reine Beyoncé et son premier single depuis 2014.
Artistiquement, le son novateur de «Formation» crée une rupture avec les précédents tubes de la chanteuse. Plus rauque et traînante, même sa voix a un peu changé. Côté performance chorégraphique, la bombe américaine danse encore mieux que sur «Crazy in love» et insuffle des mouvements innovants.
Dans les textes, elle met en scène l'affirmation de soi, l'un des fils rouges de ses chansons. Mais cette fois-ci, l'artiste aborde directement des thématiques politiques et sociales comme les brutalités policières, l'ouragan Katrina et le pouvoir financier des afro-américains.
« Je voudrais qu’on ait une pensée pour les victimes des attentats et puis je voudrais aussi qu’on ait une pensée pour les victimes des flics, qui sont en train de manifester en ce moment même contre l’état d’urgence ». C’est avec ces mots que Captain Simard commence sa nouvelle chanson « Vive la France ! C’est l’état d’urgence », remplie d’ironies et de dénonciations des conséquences du tournant sécuritaire du gouvernement.
« Faut pas sortir, faut avoir peur, supprimer l’happy hour… Vive la France ! C’est l’état d’urgence ». C’est clair. « Ils ont mis des agents. Ici, là-bas, tout le temps. Pour faire peur aux méchants même s’ils font semblant. Il faut les accepter, c’est la sécurité. Faut se prêter aux fouilles, se laisser pétrir les couilles ; enlever son manteau pour aller au boulot, et puis vider son sac pour se rendre à la fac. Et se déshabiller pour aller au musée, encore le toucher rectal avant d’aller au bal. Vive la France… ». L’ambiance est décrite.
Nous avons alors interrogé cet artiste, venu du Rock and roll et du Free Jazz qui, avec ironie et satire, sait se moquer en chanson des puissants, des racistes, des homophobes…